Qualité de l'air dans Cité-Limoilou (Québec)

Air quality in Cité-Limoilou

Le sujet: la qualité de l'air

Quelle est la qualité de l'air intérieure et extérieure dans l'arrondissement de la Cité-Limoilou? Est-il possible de cartographier la qualité de l'air pour l'ensemble du quartier avec des appareils de mesures modernes mais peu coûteux? Comment est-ce que ces outils de mesure abordables se comparent à des outils plus sophistiqués? Comment se compare la pollution de l'air intérieure et extérieure? Est-ce qu'il y statistiquement une corrélation entre habiter le certains quartiers de l'arrondissement et certaines maladies causées par la pollution de l'air?

La qualité de l'air à Québec

À Québec, il y a une absence de mesures sur la qualité de l’air en fonction des secteurs ou de la proximité des sources. Veut-on connaître l’impact du chauffage au bois sur le smog à Québec? Ou la pollution générée par la circulation automobile dans un quartier? Il y a 8 stations de mesure installées dans l'agglomération de Québec pour une population de 800 000 habitants. Ainsi, les senseurs dans un réseau de haute densité seraient utiles pour mieux comprendre la distribution spatiale de la pollution atmosphérique ainsi que son impact dans diverses communautés locales.

L'arrondissement de la Cité-Limoilou

L'arrondissement de La Cité-Limoilou est l'un des six arrondissements de la ville de Québec. Il comprend les territoires de la Haute-Ville, de la Basse-Ville et de Limoilou. D'une superficie dépassant les 22 km2 et se classant au premier rang des arrondissements de la ville de Québec quant au poids démographique,

La Cité-Limoilou comprend :

Cinq districts électoraux :

  • de Montcalm–Saint-Sacrement

  • de Saint-Roch–Saint-Sauveur

  • du Cap-aux-Diamants

  • de Maizerets-Lairet

  • et de Limoilou ;

Les territoires de la Haute-Ville, de la Basse-Ville et de Limoilou;

Neuf quartiers : de Saint-Sacrement, de Montcalm, de Saint-Jean-Baptiste, du Vieux-Québec−Cap-Blanc−Colline parlementaire, de Saint-Roch, de Saint-Sauveur, du Vieux-Limoilou, de Lairet et de Maizerets; chacun possédant son histoire, son architecture et une identité distinctive.


VIEUX-QUÉBEC : SITE DU PATRIMOINE MONDIAL

Datant du 18e siècle, les fortifications qui ceinturent le Vieux-Québec sont un attrait majeur pour les visiteurs venus découvrir ce coin à l'accent d'Amérique et aux allures typiquement européennes. Le 3 décembre 1985, l'UNESCO inscrivait l'arrondissement historique du Vieux-Québec sur sa prestigieuse Liste du patrimoine mondial, puisque Québec est la seule ville nord-américaine à avoir conservé pratiquement intacts ses murs défensifs.

Les senseurs et les stations de mesure

Des senseurs peuvent mesurer la concentration d’un seul polluant ou les concentrations de multiples polluants tels que la concentration de particules (Particulate Matter - PM) de taille inférieure à 2,5 micromètres, PM2,5 ou de taille inférieure à 10 micromètres, PM10, ou la concentration de gaz comme le PM2,5, PM10, CO2, NOX, and SO2. Les senseurs peuvent aussi mesurer des paramètres météorologiques comme la température et l’humidité relative. La plupart des senseurs capturent ces données à de hautes fréquences (1 fois par seconde par exemple) et génèrent de grandes quantités de données en peu de temps.

La mise en place de réseau de mesures par des citoyens est différente ou complémentaire à l’action des agences gouvernementales. Les agences gouvernementales ont peu de stations de mesure, mais elles permettent des mesures de grande qualité avec des appareils coûteux. En ajoutant des mesures avec une grande quantité de senseurs qui ne coûtent pas cher, on vise à produire des données de haute résolution spatiale qui seront complémentaires aux réseaux gouvernementaux. Cela peut aussi permettre de suivre en temps réel la variation de la concentration de polluants.

En même temps, ces données seront indicatives et moins précises. Pour un groupement de citoyens, il faut ainsi viser un niveau de qualité de données suffisant pour qu’il ne soit pas remis en question constamment.

Défis d'analyse

Un autre défi est le traitement, l’analyse et la gestion de la grande quantité de données générées par un réseau de senseurs. Il faut un dépôt qui reçoit ces données. En effet, il y a déjà des sites web qui collectent et affichent telles données.

Toutefois, plusieurs questions éthiques et publiques s’élèvent autour de la collecte massive et la partage publique de données sur la qualité d’air.

  • Qui est responsable pour assurer le bon fonctionnement des senseurs et le contrôle de qualité de données?

  • Est-ce qu’on nuit à des communautés défavorisées et racialisées qui sont impactées disproportionnellement par les pollutions atmosphériques en affichant des données sur la qualité d’air sur les sites web publics?

  • Comment peut-on former les membres d’une communauté pour qu’ils puissent comprendre et utiliser les résultats?

Le duo citoyen et scientifique pour le programme Engagement

Écrit conjointement par les deux membres du Duo, le Plan soumit aux Fonds de Recherche du Québec pour le programme ENGAGEMENT décrit un projet d’exploration de la Question du citoyen/de la citoyenne, en vue de déployer une démarche scientifique participative.

La réalisation du Plan se déroule sur 1 an, au cours de la phase Démarrage du programme Engagement.

En partenariat avec l'Université de Montréal et Drave Développement (un OSBL travaillant à la promotion du logiciel libre et des données ouvertes), le duo citoyen et scientifique formé de Ricky Ng-Adam (informaticien et entrepreneur) et Patrick Hayes (professeur agrégé chimie analytique et atmosphérique), Nous décrivons dans ce document les différents aspects de notre plan pour réaliser le démarrage de l'étude de la littérature scientifique et des connaissances disponibles sur le sujet suivant:


La communauté

En plus du milieu de recherche, nous voulons aussi impliquer dans notre projet:

  • les citoyens

  • les élu-e-s

  • les universités

  • les conseils de quartiers et d'arrondissement

  • les communautés locales

  • les organisations civiles

  • les entreprises privées.

Un projet du laboratoire citoyen

Le laboratoire citoyen est un projet concret pour diffuser et avancer la science liée à nos environnements et notre qualité de vie.

Le laboratoire permettra aux citoyens de Québec de participer à des démarches scientifiques pour améliorer la qualité de vie des citoyens de la ville de Québec. Le laboratoire est avisé par un comité scientifique formé de scientifiques d’expérience qui ont la crédibilité d’appuyer les démarches citoyennes appliquant la démarche scientifique à leur propre milieu de vie.


Laboratoire citoyen

Phase 1: synthèse des connaissance actuelles sur la qualité de l’air au Québec

La synthèse des connaissance actuelles sur la qualité de l’air au Québec et sur les senseurs de la qualité de l’air se fera en trois étapes:

  1. une revue de la littérature sur ces sujets,

  2. une série de discussions avec les entreprises et les chercheurs, et

  3. un survol et un analyse préliminaire de données ouvertes.

À la fin de ces étapes, le citoyen précisera un projet de recherche potentiel pour la phase Action du programme.


Synthèse des connaissances

En utilisant les moteurs de recherche comme Web of Science ou Google Scholar et une liste de mots clés raffinée, cataloguer et lire une liste d’articles sur la qualité de l’air et les senseurs. À cette liste, des rapports de compagnies et d’organisation civiles ainsi que des documents gouvernementaux seront ajoutés.

Un défi de cette étape est que les articles scientifiques sont souvent écrits à un niveau qui est seulement accessible à des spécialistes.

Cette étape bâtira la connaissances du citoyen tout en lui permettant de comprendre la documentation des résultats de scientifiques.

Échanges

Une série d’échanges avec les organisations civiques, les entreprises et les chercheurs.

Spécifiquement, on visera des rencontres avec des compagnies qui vendent des senseurs de la qualité de l’air pour mieux comprendre les technologies utilisées.

On parlera aussi avec des chercheurs gouvernementaux et universitaires pour éclairer la valeur de données fournies par tels senseurs pour des études sur la qualité de l’air et la faisabilité d’un déploiement éventuel à Québec.

De plus, la participation dans un congrès scientifique est planifiée. Cette étape permettra au citoyen de discuter sa question avec d’autres chercheurs travaillant dans le domaine de la qualité de l’air et se familiarisera avec les senseurs.


Expérimentation

Avec un survol des données ouvertes qui sont déjà disponibles en ligne de diverses sources, dont les sites web gouvernementaux et de compagnies privées, une synthèse des types de données disponibles (p. ex., les polluants mesurés, les types d’instruments utilisés, la période pour laquelle les données sont disponibles.) sera réalisé .

Le but de cette étape sera de comprendre les données qui sont déjà disponibles, en particulier pour la ville de Québec, et les types de données qui sont manquantes. On veut aussi comprendre comment les senseurs ont été déployés dans d’autres villes.



Publication

Une fois que ces trois étapes ont été terminées, nous serons en mesure de préciser un projet de recherche basé sur sa question. La synthèse de connaissances actuelle sera résumée dans ce site web. Le site web est aussi un forum pour partager le projet proposé par le duo pour la phase Action du projet.



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Contactez-nous à l’adresse lab@labcitoyen.org pour en savoir plus